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05 Mai 2008

« Révolution », l’album qui vous envoie en orbite…

Sortie du troisième opus du groupe messin AKOR


La Plume Culturelle propose depuis janvier une rubrique destinée aux artistes méconnus d'une grande partie du public ou trop peu médiatisés. Avec passion, ils participent à l'enrichissement culturel de la Lorraine et nous les mettons à l'honneur. Bénéficiez de l'interactivité d'Internet pour découvrir un aperçu de leurs œuvres sous forme de son ou de vidéo. Avec le groupe messin Akor, Christelle Parente (chant) et Philippe Bebon (guitare) apportent une touche personnelle et novatrice dans l’électro pop rock local. Avec leur troisième album Révolution, ils confirment leur talent et leur créativité.


Christelle et Philippe, les deux membres du groupe AKOR - © LPC|Akor
Christelle et Philippe, les deux membres du groupe AKOR - © LPC|Akor
La Plume Culturelle : Comment a débuté votre carrière avant Akor ?

Christelle Parente : J’ai débuté ma carrière comme chanteuse dans un groupe d’heavy métal en 2001, ce qui m’a permis de former ma voix et d’apprendre énormément concernant le chant. J’y suis restée environ cinq ans avant de rejoindre la formation que j’ai créée avec Philippe.

Philippe Bebon: Cela fait un peu plus de vingt ans que je joue de la musique, d’abord la guitare lorsque j’étais adolescent. Puis avec le temps, je me suis intéressé très sérieusement à la musique électronique pour aujourd’hui composer pour le groupe.

LPC : Alors que vous gravitiez avant de vous connaître dans deux univers musicaux complètements différents, comment vous êtes-vous rencontrés pour former le groupe AKOR ?

CP : Avec mon ancienne formation, j’ai eu l’occasion de donner un concert en même temps que Philippe et son groupe, dans lequel il joue toujours, et il m’a parlé d’un projet musical qui lui tenait à cœur : il cherchait une chanteuse et l’idée m’a emballée. Il avait composé cinq chansons qu’il m’a envoyées en format mp3 et ensuite je suis passée chez lui pour enregistrer la voix. En une semaine, nous avions bouclé six morceaux.

LPC : De quelle façon l’alchimie entre vos deux styles musicaux a-t’elle pu prendre selon vous ?

CP : Par un énorme et double coup de chance, car pour sa part ma voix lui a plu, et moi sa musique m’a immédiatement enchantée. En écoutant les mélodies qu’il m’avait envoyées, je n’ai même pas eu besoin d’arriver au troisième morceau pour être conquise. A ce moment-là, j’avais déjà des idées sur les lignes de chant.

PB : Ça a été la fusion directe avec elle, j’ai été emballé par sa voix. Et puis nous avions les mêmes motivations et j’aime beaucoup travailler avec elle, elle est très pro. Donc l’ensemble des conditions de travail est très profitable pour nous.

LPC : Le nom Akor a-t-il une signification particulière ?

CP : Alors pour le nom, c’est la faute à Philippe (rire).

PB : Je souhaitais un nom de groupe assez facile à retenir mais également à prononcer. Et pour dire la vérité, c’est un ami qui m’a soufflé l’idée, mais je ne dirai pas qui c’est (rire). Comme le nom m’a plu je l’ai repris à mon compte.


LPC : Révolution est votre troisième album, pouvez-vous nous en dire davantage sur les thèmes que vous abordez dans vos chansons ?

CP : Les thématiques sont très variées mais sans beaucoup d’histoires d’amour. Certains morceaux traitent des thèmes de société ou de la vie quotidienne, mais comme le troisième album est assez rythmé et électro, on a poussé l’inspiration vers le domaine de l’Univers, vers les voyages, ou vers la relativité du temps et les mathématiques. Des rencontres de destins pas du tout calculées. Il est vrai que je m’inspire aussi de ma vie personnelle, et que j’aime relater des expériences qui ne représentent pas habituellement des sujets de chansons, comme l’anorexie ou la pression morale concernant la beauté, par exemple. Quand Philippe m’envoie la chanson en mp3, en écoutant le morceau, l’idée et les mots me viennent tout de suite.

LPC : Dans la presse vous avez dit que l’album Révolution démontre l’entrée en résonance du compositeur et de la chanteuse… Que voulez-vous dire par là ?

CP : C’est encore très scientifique, un peu comme l’album. Lorsque les deux matières ont la même fréquence, elles ont une amplitude beaucoup plus vaste. Et ce que nous voulions dire par là, c’est que nous évoluons tous les deux, ensemble, pour viser toujours plus haut et que tous les titres que nous composons correspondent à notre recherche de richesse et d’approfondissement.

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Thomas Zigler

No_excuses.mp3 Découvrez un titre d'Akor : No excuses  (3.17 MB)
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