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Mercredi 05 Mars 2008 - 12:00

CharlÉlie Couture : '' Rester fidèle à ses convictions tout en s’informant de ce qui existe ''


Entre les États-Unis, où il demeure depuis 2004, et la France, dont il parcourt l’hexagone dans une tournée de concerts, à l’occasion de la sortie de son dernier album, CharlÉlie Couture nous a consacré un peu de son temps pour répondre à nos questions. Il nous dévoile, avec parcimonie, ses sentiments sur la région de son enfance mais également son point de vue sur la façon dont notre pays apprécie l’art en général, et le sien en particulier. Laconique, CharlÉlie Couture donne le ton…


CharlÉlie - © LPC|O.Roux / Webcomusic
CharlÉlie - © LPC|O.Roux / Webcomusic
La Plume Culturelle : A de rares exceptions, tous vos albums ont été enregistrés à l’étranger. Étouffez-vous en France ?

CharlÉlie Couture : On respire mieux en ouvrant la fenêtre.

LPC : Pensez-vous qu’à force de mettre des étiquettes aux artistes et de les cataloguer, on aseptise la culture dans notre pays ?

CC : Celui qui veut s’y retrouver doit mettre une étiquette qui correspond au contenu de la boîte.

LPC : A votre avis, que faudrait-il faire pour que cela change ?

CC : Qu’on enseigne l’Art à l’école avec un quotient égal pour les cours de Gym, de Français, de SVT, de dessin ou de Maths.

LPC : Vous avez exposé vos œuvres en France, au manoir du Mad en particulier…

CC : Non pas « en particulier » dites plus précisément que l’exposition « la vallée des rois en 2003 » a eu lieu là…

LPC : … mais également aux États-Unis et dans de nombreux pays dans le monde. Comment les différentes nationalités perçoivent-elles vos peintures. Et notre pays ?

CC : Je peux surtout comparer les États-Unis et la France. La grosse différence vient de l’expression de ce que les gens ressentent. Les Américains s’expriment sur les œuvres qu’ils apprécient, les Français parlent souvent de ce qu’ils n’aiment pas.

LPC : Vous êtes revenu en France le temps de la promotion de votre dernier album New Yor-Cœur…

CC : J’habite et je travaille toujours à New York, tu sais…

LPC : …Mais regrettez-vous d’être parti vivre à New-York ou pensez-vous au contraire que cela reste bénéfique pour votre carrière ?

CC : J’ai trouvé ici ce que je cherchais…

LPC : Vous avez affirmé en parlant de votre album, « je l'ai fait en me disant que ça pouvait être le dernier disque ». Est-ce pour cela que vous évoquez autant vos révoltes, vos doutes ou vos espoirs avec un mélange de style musical aussi vaste depuis le jazz jusqu’à l’expérimental ?

CC : Oui, je me suis dit que je n’avais rien à perdre. Cependant rien n’a changé et après avoir cessé pendant deux ans, je viens d’écrire de nouvelles chansons…

LPC : Dans le fond, n’êtes-vous pas déçu qu’en France le milieu artistique ne sache pas toujours apprécier votre travail à sa juste valeur ?

CC : L’appréciation enthousiaste de ceux qui ignorent ma carrière de musicien me stimule plus en effet que les jeux de mots des sceptiques.

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Thomas Zigler



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