« Depuis toute petite, je voulais écrire une histoire et j’ai tenté d’écrire un roman il y a quinze ou vingt ans, mais cela n’avait rien donné. A l’époque, je n’avais pas eu d’inspiration… » raconte la jeune romancière de 38 ans, originaire de Metz. Après la composition de chansons pour un album, Muriel Brino se décide, à la faveur d’une période de chômage, à endosser les habits de l’écrivain. L’inspiration qu’elle puise dans ce simple fait divers procure à son imagination tous les ingrédients nécessaires pour construire son récit, et un an et demi durant, elle va s’atteler à la tâche : « je pouvais écrire des après-midi entières et puis plus rien pendant quinze jours » indique-t-elle. L’écrivaine en devenir s’autoédite et participe à plusieurs salons littéraires en Lorraine pour recueillir les premières réactions des lecteurs, et quelques librairies de la région diffusent son ouvrage. Puis commence le parcours du combattant que connaît tout auteur auprès de nombreuses maisons d’édition : « Au cours de cette période, j’ai éprouvé de nombreux doutes et beaucoup d’appréhension, car d’un côté les critiques sur l’ouvrage autoédité que les lecteurs m’envoyaient étaient globalement favorables, et de l’autre, je recevais de la part des éditeurs des lettres-type de refus », explique Muriel Brino. Après six mois d’attente, elle signe enfin son premier contrat auprès d’un éditeur.