Vendredi 10 Février 2012 - 08:16
Eddy Kaiser, la voix du succès
Portrait d’un autodidacte qui n’a rien à envier aux professionnels de la chanson
Révélé ici pour la première fois en exclusivité par la Plume Culturelle, le chanteur et musicien autodidacte, désormais associé au groupe « Eddy Kaiser & the Black Days », a déjà tout d’une future star. Chacun pourra ainsi juger de l’étendue de ses talents à l’occasion de la sortie de l'album « No Sorrow Tonight »
Eddy Kaiser compose et enregistre toute ses chansons lui-même, sans avoir jamais pris de cours de guitare ou de chant. - © LPC | Estelle Guimbretière
Si Eddy Kaiser a déjà joué dans quelques groupes par le passé, il s'est réellement lancé corps et âme dans la musique il y 4 ans. Rien ne prédestinait initialement ce Messin d’une trentaine d’années à devenir chanteur, ni même musicien. Titulaire d’un CAP et d'un BEP de Vente Action Marchande bien éloigné du domaine musical, il apprendra pourtant en autodidacte à manier aussi bien la guitare que l’harmonica, sans avoir jamais suivi d’études dans ce domaine. Il semble donc doté d’un sens du rythme inné, et surtout d’une sacrée oreille musicale. Une oreille qui s’est sans doute développée aux sons des disques Rock n’ Roll que ses parents écoutaient déjà avant lui. Bercé par les chansons mythiques de Bruce Springsteen, Paul Anka, The Ronettes, et plus tard de Social Distorsion, Johny Cash, Sarah Blackwood, The Pogues, ou encore The Creepshow, il développe ainsi son propre univers musical, qui le mènera aussi bien au Heavy Metal qu’au Punk, ou même au Folk Irlandais, très présent dans ses musiques.
Des textes sombres associés à des mélodies entraînantes
Dès lors Eddy Kaiser réalise ses propres textes et compositions, en variant globalement tout ce qu’il aime, et ça marche. Soutenues par une voix qu'on pourrait comparer à celle d’un véritable ténor, ses chansons ont de quoi en faire frémir plus d’un. Son premier album No Sorrow Tonight qui n’est pas encore sorti, devrait donc remporter le succès escompté. Le public y découvrira ainsi onze titres entièrement en anglais, probablement en raison des influences du chanteur qui émanent principalement de groupes anglo-saxons. Au travers de textes assez sombres, Eddy Kaiser parle ainsi de rêves brisés, de solitude, ou d’amitiés perdues, dévoilant un monde qui selon ses propres dires, est « de pire en pire ». Cette noirceur dans les paroles, c’est donc simplement « ce que l’actualité lui inspire ». Cependant il ne faut pas s’attendre à des mélodies mélancoliques car ces dernières, à l’inverse des paroles, se révèlent plutôt entraînantes et énergiques, très empreintes de sonorités irlandaises comme dans son fameux titre Just an angry song, bien apprécié du public. En effet le chanteur voue une véritable admiration à l’Irlande, qu’il a déjà eu l’occasion de visiter.
Des débuts tâtonnants mais déjà beaucoup de talent
Une fascination qui lui vient sans doute aussi bien du folklore que des paysages, des pubs, mais aussi de l’ouverture d’esprit des gens qu’il y a rencontrés. En attendant, Eddy Kaiser a déjà réalisé deux concerts solo, un premier live à Limoges, et un second à la Chenille Bleue, le samedi 15 octobre 2011 en première partie de The Moorings. Actuellement sans autres dates prévues, il avoue cependant que « certains bars seraient déjà intéressés », ce ne serait qu'une question de temps. En attendant il publie régulièrement de nouvelles musiques sur sa page Facebook, et notamment des reprises, comme Sacrifice de Anouk, Simple Man de Lynyrd Skynyrd, et même certaines de Lana Del Rey avec Born To Die et Vidéo Games. Des reprises qu’il réalise avant tout pour son plaisir personnel et celui du public, et qui n’ont rien à envier aux originales. Enfin si Eddy Kaiser travaillait jusqu’à présent en solo, assisté d’une boîte à rythmes et de son ordinateur pour superposer les sons, il a tout récemment décidé de faire appel à de véritables musiciens, recrutés sur Internet.
Un nouveau groupe en même temps qu'une carrière solo
Avant de démarcher un quelconque label, il a effectivement bien l’intention de « faire les choses bien » en présentant un travail complet et professionnel. Il s’accompagne ainsi de Christophe Villarino (batterie) qui est le plus expérimenté du haut de ses 43 ans, de Guillaume Simonetti (guitare) qui a déjà joué dans plusieurs groupes tels que Nada Surf ou Funny Bottom, de Cyril Fradet (accordéon), et de Patrice Diasio (basse). Ainsi s'est formé le groupe Eddy Kaiser & The Black Days. Il rencontrera aussi prochaînement un photographe professionnel, et peut-être bientôt sur Limoges un réalisateur pour produire son premier clip. En parallèle il développe un nouveau projet solo, 100% électro/synthétique et vocal, pour lequel il recherche des financements sur le site Ulule ouvert à cet effet. Si Eddy Kaiser n’en est encore qu’à ces débuts, il est sur la bonne voie pour devenir un artiste de renom. Pour en juger, la sortie de son premier album ne saurait tarder. Et pour l’anecdote Kaiser - qui signifie Empereur en allemand - est bien son vrai nom.
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