Connectez-vous S'inscrire
   
Facebook
Twitter
Foursquare
MySpace
Netvibes
Rss
Jeudi 17 Mai 2012


Lundi 6 Février 2012 - 12:33

Eric Rondepierre provoque et saisit le cinéma

Metz en immersion entre photogrammes et photographies





L'artiste Eric Rondepierre invite les spectateurs lorrains à découvrir des images inattendues issues du cinéma d'hier et d'aujourd'hui. Sur près de 130 mètres, l'exposition photographique habille les murs de l'Arsenal du 7 février au 25 mars 2012.


L'artiste Eric Rondepierre à l'Arsenal. - ©LPC| Alexandre Garcia
L'artiste Eric Rondepierre à l'Arsenal. - ©LPC| Alexandre Garcia
Les passionnés de cinéma se délectent toujours d'avoir vu les premiers une erreur ou une étrangeté surgir furtivement lors d'une projection. Voilà ce dont Eric Rondepierre a fait sa spécialité depuis le début des années 90, en commençant ses recherches artistiques sur les plus petites unités de prise de vue composant un film, nommées techniquement « photogrammes ». Au gré de ses voyages et de ses visualisations, l'ancien comédien et professeur d'Arts Plastiques a monté de nombreuses séries photographiques, de même qu'il a écrit plusieurs articles et romans, consacrés aux phénomènes visuels inattendus dans le cinéma. La série Excédents par exemple, présentée pour la première fois en France en 1993, se compose d'une quinzaine de captures d'écrans sur des films étrangers sous-titrés, alors que Moires, en 1998, rassemble d'étonnantes images de corps à demi déformées ou effacées par le vieillissement de la pellicule. « Pour mettre en place une œuvre, les visualisations de films peuvent durer des années, explique l'artiste. En fonction des aléas de mes recherches, il y a toujours une piste qui surgit et que je décide alors de suivre sans savoir parfois à l'avance où elle me mènera. » L'exposition de l'Arsenal intitulée Documents, Scènes, Légendes offre la possibilité de découvrir les nouveaux et anciens travaux d'Eric Rondepierre, formant une rétrospective inédite sur la dynamique entre photographie et cinéma.

Chevauchements

Fort de son succès, le plasticien expose désormais dans le monde entier ses photographies modifiées, peintures ou images directement extraites de films d'époques et horizons variés. « Je ne travaille jamais sur plusieurs séries en même temps mais je ne suis pas non plus un programme précis, et donc parfois plusieurs études se chevauchent », avoue l'éternel chercheur. Dans ses plus récents travaux, tels que Parties Communes et Seuils, sélectionnés par l'Arsenal, la manipulation de l'image touche justement à la notion d'entre-croisement sur un même plan. Le créateur commente : « J'ai voulu fondre deux couches de temps en projetant une photographie contemporaine dans une image passée. Pour accentuer l'écart j'ai choisi des scènes issues du cinéma muet des années 20. » Passionné par les « autres lumières et images démodées », selon ses propres termes, Eric Rondepierre explore essentiellement le cinéma d'archives. « La projection dans le passé me passionne bien plus que celle dans le futur », avoue le créateur nostalgique quoique avide de nouvelles techniques. Ainsi les outils numériques modernes ou encore la peinture accompagnent-ils le travail du photographe.

Le jeu du hasard

Aussi poussée soit la démarche du plasticien, le hasard tient tout de même une grande place dans ses œuvres. Il explique : « Pour chacune de mes séries liées au cinéma, je travaille avec l'inattendu. Je dois me placer en canalisateur de ce hasard fondamental et opérer un choix d'images que ce soit par rapport à la lumière, aux effets de textures ou aux regards d'un personnage par exemple. » Ainsi dans la nouvelle série DSL, Désolé de Saboter vos Lignes, présentée à l'Arsenal pour la première fois au public, les images impressionnantes d'altérations de films restent provoquées bien que non retouchées. Cette nouvelle œuvre résulte d'une minutieuse sélection d'ordre esthétique, évoquant des mosaïques, coulées colorées ou fantômes errants. « J'aime l'aspect fantomatique et fantasmatique qui ressort de certaines captures d'écrans », s'enthousiasme l'homme ravi de présenter enfin sa nouvelle œuvre. Et par le hasard de ses recherches, Eric Rondepierre découvre quelquefois de nouvelles pièces dignes d'intégrer des séries terminées. Il avoue alors : « Mon plus grand fantasme prendrait corps si je pouvais un jour réaliser une exposition d'images inédites complétant, à plusieurs années d'intervalle, certaines de mes œuvres du passé. » En attendant la concrétisation de ce rêve, l'Arsenal présente 55 pièces issues de 10 séries où photographie et cinéma sont concentrés dans un regard aussi frais que passionnant. A découvrir ou redécouvrir jusqu'au 25 mars 2012.

Contact et renseignements :
L'Arsenal
3 avenue Ney - 57000 Metz

Tel : 03 87 74 16 16 - le site Internet : www.arsenal-metz.fr - courriel

Horaires :
Tous les jours sauf le lundi, de 14h00 à 19h00.

Tarif : gratuit


Notez

              


Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 16 Mai 2012 - 11:57 Une exposition au poil


Nouveau commentaire :
Pour info :
Un modérateur est susceptible de supprimer, préalablement à sa diffusion, toute contribution qui ne serait pas en relation avec le thème de discussion abordé, la ligne éditoriale du site, ou qui serait contraire à la loi. Merci de votre compréhension.

Votre commentaire sera également publié dans le forum du site afin de lancer un sujet de discussion.

Musique | Arts & Expos | Spectacles | Littérature | Voyages | LPC, la revue | Rédaction | LPC TV | Le portrait de la semaine | Chroniques













HalleVerriere
juzaklo
brunoaltmayer
LPC57
annelaure_O
EvelyneMeyer
Helissenalain
vbk-artiste
JonathanEckly
Manigance
jmleglise
ulil
Angelys
BANDROLIEN
Jerome
olievin
Karine
MUSICROCK
juzaklo1
Camille57640
mpmazzarini
Jeremy
MDEtudiant
Hirondelles
louisreel
opetitbobourg
CorinneAuteure
lionel
gabriellem
philfestoch












La Plume Culturelle