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Vendredi 10 Février 2012


Mardi 3 Mars 2009 - 06:39

Faux Mouvement : la dernière ? en musique…

Une soirée de clôture aux accents mélancoliques


par Arnaud Huber



Vendredi 27 février, au Centre d’Art Contemporain « Faux Mouvement » de Metz, c’est au son du post rock électronique du collectif messin Le Kit que s’est conclue l’exposition du vidéaste japonais Hiraki Sawa. La dernière avant longtemps ? On espère bien que non…


Le Kit Corporation accompagne en musique l’exposition du vidéaste japonais Hiraki Sawa. - ©LPC|JML
Le Kit Corporation accompagne en musique l’exposition du vidéaste japonais Hiraki Sawa. - ©LPC|JML
Du monde à la galerie Faux Mouvement ? Oui. Mais pas assez. Pourtant, entre l’ambiance planante assurée par un collectif musical qui décline avec beaucoup de délicatesse les préceptes du krautrock, et les vidéos surréalistes d’un jeune artiste japonais dont la notoriété va grandissante, il y avait de quoi prendre du plaisir. Beaucoup de plaisir.

Nous sommes un vendredi. Le week-end commence. Dehors, le printemps n’est pas encore là mais il fait presque doux. Alors, ils sont où les messins amateurs d’art contemporain ? Ceux qui se gargarisent de l’arrivée du Centre Pompidou Metz mais ne sont apparemment pas capables de profiter de l’accueil qui leur est ici fait, en plein centre ville. Sur un petit écran plat posé sur pied, des chèvres numériques défilent. Ce pourrait être un défilé de moutons. Mais de toute évidence, les moutons sont ailleurs.

Exigence et accessibilité

On peut se déplacer dans l’exposition en écoutant Le Kit. Les sons résonnent, ricochent, c’est enveloppant, doucement mélancolique, caressant. Des enfants essayent d’attraper les minuscules personnages qui se baladent, au mur, sur le rebord d’une baignoire ou sous un tuyau de chauffage. Des hommes, des femmes, des chameaux, un éléphant et un cheval blanc.

Pourquoi un Centre d’Art Contemporain tel que « Faux Mouvement », qui met tout en œuvre pour rendre ainsi accessible au plus grand nombre, une expression artistique exigeante, et qui y parvient, n’est-il pas davantage soutenu ? Pourquoi sa directrice, Maryse Jeanguyot, est-elle obligée de fermer ses portes, sans savoir clairement ce qu’il adviendra de cet espace dans les semaines et les mois qui viennent ?

Sachez d’ores et déjà que le 5 mars prochain s’y tiendra une soirée consacrée au cinéma expérimental japonais. Une projection en 16 mm à laquelle il faut aller. Parce que si l’on veut que l’art contemporain perdure à Metz, et ce au-delà des grands ensembles institutionnels, passés, présents ou futurs, il faut, tout simplement, arrêter de le bouder. Parce qu’on ne boude pas son plaisir…



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