Jeudi 1 Octobre 2009 - 09:17
La météo des concerts en Lorraine
Peut-on chroniquer des concerts avant qu’ils n’aient eu lieu ? Oui. Un peu comme on prévoit la météo. Il faut compiler certaines données, bien les mélanger, et advienne que pourra.
Du rock rabelaisien
Le 6 octobre, l’été indien risque de présenter des signes de faiblesses et il fera bon se réchauffer. Jon Spencer, qui n’a pas son pareil pour mettre le feu, métaphoriquement s’entend, se propose, aux côtés de son pote Matt Verta-Ray, d’enfiévrer L’Autre Canal à Nancy (dans le cadre du festival NJP). Il tournera pour ce faire à toute vitesse quelques pages de l’histoire du rock, rockabilly, punk, blues, afin de n’en retirer que la "substantifique moelle". L’expression étant de Rabelais, on peut le dire, Heavy Trash fait du rock rabelaisien. Indice de confiance : 5 sur 5
Elle ne marche pas elle vole
Le lendemain, mercredi 7 octobre, et si toutefois il reste des places, on vous conseille vivement de vous laisser envoûter par Emily Loizeau, qui du cœur de la Salle Poirel à Nancy, chassera les éventuels cumulonimbus qui se seront accumulés au dehors. De sa voix chaude elle chantera de toute son âme et avec espièglerie, deux des nombreux atouts qui sont les siens et qui lui ont permis de sortir du lot de la "nouvelle scène française". Il serait par ailleurs dommage de manquer le très drôle et raffiné Alexix HK, qui partagera l’affiche avec elle. Indice de confiance : 4 sur 5.
Entre les deux mon coeur balance
Vendredi 9 octobre, il faudra faire un choix. Les hasards de la programmation feront que le même soir se produiront deux artistes pouvant plaire à la même catégorie de public. A L’Art Café, l'Émile Vache (Metz), on pourra en effet écouter le folk intense, voire lyrique, de Mark Charles Heidinger, alias Vandaveer (qu’on espère accompagné de sa sœur Rose). Aux Trinitaires (Metz), un autre petit prodige, Jeremy Jay, qui navigue lui de la balade intimiste à la cold wave avec pour seul point commun une aisance mélodique rare. C’est vous qui voyez. Indice de confiance : ça dépend de vous, du coup.
Métal et cie
Les 10 et 11 octobre, les Arènes de Metz laisseront définitivement de côté la petite balle jaune pour s’adonner au métal le plus lourd avec TATTOO THE MIND #2, un festival exclusivement consacré au genre mais au sens large puisqu’il y aura aussi bien du heavy que du death, du grind, du black ou du gothique. Entre autres dérivés. Si vous n’êtes pas une chochotte, passez outre vos préjugés et faites y donc un slam. Vous aurez le temps de vous préparer car les programmateurs, malins comme des programmateurs, ont mis les groupes les plus fédérateurs en fin de soirée. A savoir, pour le samedi, le métal atmosphérique de The Gathering et les pionniers du métal gothique Paradise Lost. Et pour conclure la soirée du dimanche, un groupe mythique, les Anglais de Saxon qui, malgré les nombreux changements de line-up, ont su rester des piliers du heavy métal traditionnel. Indice de confiance : 3 sur 5.
Qualité française
Même endroit, un peu moins d’une semaine plus tard, le 23 octobre pour être précis, Calogero tentera de confirmer qu’il est bien le premier artiste français populaire, depuis bien longtemps, à assumer l’étiquette variétoche qu’on lui colle par dédain. Résultat, malgré quelques grosses ficelles, on sent que le gars est sincère, intègre, et qu’il est capable de belles choses. Sur scène, il est chez lui, alors, pourquoi pas ? Indice de confiance : 3 sur 5.
Hype or not hype ?
S’agissant de cette chronique, le mois d’octobre se terminera non pas le 31 mais le 30. Il sera alors temps de vérifier si la hype qui entoure les Français de Pony Pony Run Run est justifiée ou non. Déjà que leur électro-pop ressemble parfois à celle de a-ha, mais en moins bien et sans brushing, on peut en douter. Rendez-vous à la Chapelle des Trinitaires (Metz) pour en juger. Indice de confiance : 2 sur 5.
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