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Jeudi 24 Juillet 2014


Mardi 22 Novembre 2011 - 11:33

La petite vendeuse d'allumettes, d'une histoire glaciale à un conte merveilleux

Un spectacle familial à l'Arsenal de Metz, entre rêve et réalité





Heidi Brouzeng, artiste de théâtre contemporain, propose de nous propulser dans cette atmosphère sensorielle singulière des fêtes de Noël. A travers le conte célèbre d'Andersen "La petite marchande d'allumettes" s'élabore une mise en scène actuelle, décalée et colorée, à savourer en famille samedi 26 novembre 2011 à 18h00 à l'Arsenal.


Heidi Brouzeng, dans la peau de la petite vendeuse d'allumettes. Entre candeur et spontanéité, elle s'amuse de tout ce qui l'entoure. - © LPC | DR
Heidi Brouzeng, dans la peau de la petite vendeuse d'allumettes. Entre candeur et spontanéité, elle s'amuse de tout ce qui l'entoure. - © LPC | DR
Une petite fille misérable tente de vendre ses allumettes aux passants. N'en n'ayant vendu aucune à la tombée de la nuit, elle décide de craquer une allumette pour se réchauffer un peu. S'ouvre alors devant ses yeux un monde magique et fantastique, capable de combler tous ses désirs. Émerveillée, la petite fille allume tour à tour ses autres précieuses allumettes, sortant ainsi d'un réel glacial et malheureux. Au petit matin, elle est retrouvée morte de froid, mais souriante. Un conte tragique et féroce pour un spectacle enchanté. Sans édulcorer l'histoire, ni en pervertir le sens, Heidi Brouzeng propose une narration novatrice et contemporaine, sonore et visuelle, toute en lumières et objets décalés. « C'est un conte que je porte en moi depuis longtemps. J'ai mis un certain temps pour trouver le bon axe », confie-t-elle. La rêverie devient ici essentielle, un besoin beaucoup plus impérieux que manger et boire pour cette pauvre petite fille. S'évader, imaginer un autre monde pour oublier la misère d'un quotidien déchu. L'issue n'en demeure pas moins cruelle mais la mise en scène juste et poétique pose un voile plus doux sur une réalité toute crue.

Partir de rien pour en faire du merveilleux

Alors qu' Andersen présente la rêverie comme une dangereuse faiblesse, le spectacle, lui, y puise toute sa force. En véritable pied-de-nez à la misère sordide, c'est le merveilleux qui prend le pas dans l'histoire. Parce qu'elle est « bleue de froid », cette petite fille aux cheveux bleus, tout droit sortie de l'univers des mangas, s'épanouit en gestes chorégraphiés et irréels. Et comme un peintre retouche sa toile pour en changer le sens, la scène se transforme au gré des sentiments et des passages entre le vrai et l'imaginaire. Transposée dans la société actuelle, la mise en scène joue et rit avec les codes de consommation. Des vitrines, des enseignes qui clignotent et appellent les clients. Ironiquement seuls biens des mendiants et miséreux, des sacs de plastique vides jonchent le sol comme pour venir se moquer d'un pouvoir d'achat inexistant. Par la fantaisie et le jeu, la fillette les détourne et s'en fait de précieux alliés. Elle se joue de tout  car elle n'est pas encore en mesure de saisir cette dimension cruelle. Ainsi avec une spontanéité et une candeur d'enfant, la petite fille aux allumettes passe d'un état à un autre, du rire aux larmes, d'une manière surprenante et drôle.

« Sans texte, on sort du récit pour laisser agir l'image, les mouvements du corps »

Et parce que parler serait peut-être trop ennuyeux et terre à terre, la petite vendeuse ne s'exprime que par un vocabulaire insolite, des sons, des borborygmes, de drôles de bruits. « Sans texte, on sort du récit pour laisser agir l'image, les mouvements du corps, se confronter à l'imaginaire », souligne Heidi Brouzeng. La musique compose avec l'interprétation de l'artiste et décline les envies et émotions de la fillette. Ses faims, ses peurs, ses peines et ses joies sont retranscrites avec des musiques de classiques cinématographiques ou des musiques de rien, juste pour la poésie. Il y a dans cette interprétation beaucoup de tendresse et d'amour, d'humour et de fantaisie. « En parvenant à créer un processus d'identification, on peut faire passer une histoire dure. Cette petite fille est malgré tout très drôle, joyeuse et volontaire », explique Heidi Brouzeng. C'est parce qu'on utilise la douceur et surtout sans une once de brutalité, que les enfants acceptent d'écouter la violence. La morale voulue par Andersen n'en est pas moins forte et significative, elle se cache dans l'univers des métaphores et de l'irréel, là où tout est joie, comme pour tenter de retarder le pire.

Contact et renseignements :
L'Arsenal

3 avenue Ney - 57000 Metz

Tel : 03 87 74 16 16 (pour réservations) - fax : 03 87 75 21 52
Le site Internet : www.arsenal-metz.frcourriel



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