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Vendredi 10 Février 2012


Vendredi 9 Octobre 2009 - 11:47

Le festival de géographie a fêté ses vingt ans

un week-end de rassemblement pour les fans de géographie


par Muriele Charlet Dreyfus



Les passionnés de géographie et les habitants de Saint-Dié ont pris le large, le premier week-end d'octobre, à Saint-Dié. Au programme de ce vingtième festival de géographie : mers et océans. Quant à l'invitée d'honneur, c'était notre voisine l'Espagne. Un programme toujours très riche qui a ravi les très nombreux visiteurs.


Le public toujours plus nombreux devant les stands où les auteurs les attendent pour les séances de dédicaces. - ©LPC|MCD
Le public toujours plus nombreux devant les stands où les auteurs les attendent pour les séances de dédicaces. - ©LPC|MCD
Impossible de s'ennuyer au Fig ! Pendant quatre jours, la ville  est littéralement en effervescence. Toutes les salles de la ville sont prises d'assaut, tous les hôtels affichent complet, tous les restaurants font le plein. Partout, on croise des visiteurs, leur nom autour du cou, déjeunant sur le pouce qui dans un parc, qui près d'une fontaine. L'ambiance est conviviale. Beaucoup d'habitués parmi ces visiteurs. Beaucoup de passionnés. Dès le jeudi, le cinéma propose des courts et longs métrages autour des thèmes des océans, du climat, de la géopolitique. Chaque année, la carte géante au sol réalisée par l'IGN, à la gare SNCF accueille les visiteurs venus en TGV ou en trains inter régionaux. Cette année, on pouvait fouler le littoral de la zone de Brest. La fièvre commençait à gagner Saint-Dié dès la séance inaugurale présidée par le président fondateur du festival, le maire de Saint-Dié, Christian Pierret. Les cafés géographiques étaient immédiatement pris d'assaut. Les deux premiers concerts : piano avec une pianiste espagnole et symphonique avec l'orchestre de la ville rencontrèrent un large public.i E Viva Espana ! Les musiques espagnoles, les flamenco endiablés, les spectacles de danse, les feux d'artifice embrasèrent la ville.

Vendredi matin, les conférences commençaient dès 9 h avec des présentations d'ouvrages géographiques, mais aussi des conférences littéraires, des démonstrations culinaires. Au Fig, on se cultive avec bonheur. Évidemment, on est parfois loin de l'Espagne, parfois loin des océans, mais qu'importe ! Il est toujours utile de savoir qu'un rhume parisien en russe signifie non pas un banal coryza… mais la syphilis ! et que les michelines signifient poignées d'amour en hommage au bonhomme Michelin. Au lycée Jules Ferry, les spectateurs se pressaient devant un mur de Berlin monté par les élèves de section européenne (ils l'ébouleront le 9 novembre !) pour écouter une conférence sur l'Allemagne, vingt ans après la chute du mur. Émouvant de se souvenir de la petite histoire noyée dans la grande. Comment sur l'Alexandreplatz, un million de personnes avaient manifesté cinq jours avant la chute du mur, comment le jour J, un lapsus, une erreur de lecture avait conduit à la ruée sur le mur.

Et au Fig, il y a des moments plus intimistes. Des jardins de lectures où l'on a l'auteur face à soi, presque rien que pour soi… Gérald Tenenbaum, à la médiathèque, parlait avec pudeur de son grand-père et de ses chers disparus. A l'école de dessin, attablé face Hubert Mingarelli, on prend le petit-déjeuner en évoquant la littérature. Hubert Mingarelli s'est prêté au jeu avec pudeur, face à un public presque essentiellement féminin. Les enfants des écoles, pendant ce temps, recevaient des auteurs. Béatrice Fontanel, l'auteur de la série des Bogueugueu eut la surprise de se voir remettre un livre écrit par une classe de CM2 de l'école Gaston Colnat intitulé "Boguegueu est amoureux" tandis que son prochain ouvrage - déjà chez l'éditeur- se nommait justement… "Boguegueu est amoureux" ! D'autres écoles se rendaient à des salons de la géomatique, au cinéma, ou allaient écouter des conteuses. Les spectacles de rue étaient fort réussis. Et le temps était de la partie avec un ciel bleu, sans nuage. Succès signifie aussi manque de place. Cette année, de nombreux cafés et conférences furent décentralisés : Gérardmer, Raon l'Etape, Saales, Etival Clairefontaine, Granges-sur-Vologne récoltèrent les miettes du Fig. Les petits déjeuners littéraires étaient toujours très prisés. Quant au salon du livre, il ne désemplissait pas. Les auteurs comme Sylvie de Mathuilsieux, auteur jeunesse, signaient à tour de bras pour des bambins ravis. D'autres plus connus comme Dominique Fernandez, Bernard Giraudeau, Florence Arthaud, Isabelle Autissier attiraient littéralement les foules. Au salon de la gastronomie, l'Espagne et les Vosges faisaient bon ménage.

Le dimanche soir, les visiteurs reprirent le chemin de la gare… Rendez-vous est déjà pris pour l'an prochain !


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