Mardi 1 Décembre 2009 - 20:22
Le monde du jeu vidéo
Chaque mois, notre journaliste joue, analyse et commente pour vous cinq nouveaux titres de l’actualité du jeu vidéo. Affûtez vos pads et autres manettes avec ou sans fil, quand il joue, c’est du sérieux.
New Super Mario Bros Wii Mamma mia, le plombier italien est de retour ! Rien de bien neuf sous le soleil, chez Nintendo on a misé sur l’efficacité. Pour ceux qui ne connaîtraient pas le concept, nous avons affaire à un jeu de plates-formes assez classique puisqu’il a posé les fondations du genre : dans un temps limité, il vous faudra traverser des niveaux colorés en évitant divers obstacles plus ou moins dangereux. Pour cela, vous aurez droit à l’aide de quelques bonus : champignons qui vous font grandir, fleurs pour cracher des boules de feu, casques à hélice (une nouveauté !)…plus redoutables que les fusils mitrailleurs d’un Call of Duty ! Pour ce nouvel opus, l’accent a été mis sur la convivialité du mode multijoueur. Ben oui, pourquoi vanter un scénario qui n’existe pas ? Sur ce point, les gars de chez Nintendo se sont montrés bien sadiques, puisqu’ils ont intégré la possibilité de jouer à quatre simultanément ! Imaginez le bordel quand vous vous faites lancer dans le vide par tonton René…qui va se faire chiper ses pièces par la cousine Ginette ! Quelques bugs gênants viennent ternir le tableau, comme ces gels (très courts) d’image à chaque fois qu’un joueur perd une vie…et ça arrive souvent ! Hormis ce petit point, la maniabilité est au poil –pour ne pas changer, mais peut se montrer capricieuse dès que l’on a besoin de secouer la télécommande. Rien de bien gênant toutefois : ceux qui auront baigné dans l’univers Mario se plairont à compter les références. Voilà une bonne idée de cadeau à mettre sous le sapin des petits…comme des grands. Date de sortie : 20 novembre 2009 Disponible sur : Wii
The Legend of Zelda : Spirit Tracks Autre retour attendu d'un héros Nintendo : le petit Link ! Dans cette nouvelle aventure, notre cher elfe devra à nouveau sauver le paisible royaume d'Hyrule d'un danger imminent : les rails des voies sacrées disparaissent petit à petit et un démon tente de s’échapper de sa prison. Pour ne rien arranger, la princesse Zelda se fait capturer…mais son esprit reste aux côtés de notre jeune héros. Si la maniabilité au stylet - à de très rares moments approximative - et l’excellent style graphique façon toon-shading (dessin animé) sont à nouveau au rendez-vous après un Phantom Hourglass très réussi, il s'agira cette fois de voyager à bord...d'un train. Un véhicule pour le moins inhabituel alors que la série nous avait habitués à des chevaux ou des bateaux ! Ce train permettra à notre héros blond aux grandes oreilles de voyager à travers les plaines, et il sera également doté d’un canon pour chasser les importuns. Cela rappelle fortement le dernier épisode nommé ci-dessus : la vraie nouveauté repose dans l’incarnation d’un chevalier à la lourde armure, chargé d’épauler Link dans toutes sortes de situations, son rôle étant surtout d’encaisser les coups à votre place afin de créer des diversions. L’ambiance est toujours aussi féerique, et le déroulement de l’aventure promet quelques libertés par rapport au déroulement classique de la série. Le renouveau de l’exception portable ? On peut aisément y croire. Date de sortie : 11 décembre 2009 Disponible sur : Nintendo DS
Call Of Duty : Modern Warfare 2 Pour le sixième épisode des jeux de simulation de conflits militaires, le studio Infinity Ward livre une copie relativement soignée. Dans la série Modern Warfare – comme son nom l’indique -, il n’est plus question de revisiter les périodes sombres de l’histoire (ou alors pas explicitement) : ainsi, les développeurs se sont affranchis de toutes les barrières historiques posées par le suivi d’un script type 1939-1945. Ici, il s’agit de réduire au silence un dirigeant russe ultra-nationaliste : lorsqu’on joue à un Call Of Duty, il faut avoir recours à une bonne dose de second degré si on ne veut pas déprimer devant tant de manichéisme stéréotypé. Hormis un aspect déontologique divisant les foules, on a affaire à un shooter très soigné : moteur à la fois fluide et relativement détaillé, ambiance « comme à la vraie guerre » qui dépasse le joueur, bande-son épique…techniquement, rien ne manque à ce jeu. Ah si, un peu de contenu en solo pour ceux qui ne joueraient pas en ligne. Car sans multijoueur, point de salut : comptez une minuscule dizaine d’heures pour finir le jeu si vous êtes un débutant total. Un mode « Spec Ops » permet de rallonger la durée de vie via une vingtaine de défis assez corsés, mais là n’est pas le cœur du jeu. En effet, le puriste se plongera dans les nombreux modes de jeu en ligne – on déplorera l’absence de jeu en multijoueur local hormis pour les Spec Ops - permettant de personnaliser son soldat, de gagner de l’expérience…et de s’envoyer quelques douilles en toute amitié bien sûr. Que du tout bon, du moins pour la version console. Date de sortie : 10 novembre 2009 Disponible sur : Xbox 360, PS3, PC, Wii, Nintendo Ds
Assassin’s Creed II Les jeux du type aventure/action/acrobaties délirantes ne datent pas d’hier, mais cette génération de consoles, avec l’avènement de la HD, a donné une nouvelle dimension au genre. Sans mauvais jeux de mots. Assassin’s Creed et sa suite font donc partie de ces jeux où la baston est largement teintée de traces d’agilité extraterrestre, donnant l’impression au joueur d’une totale liberté de mouvement et effaçant le sentiment de jouer en suivant un script. Vous incarnez Ezio Auditore, dans la Florence du 15ème siècle, qui devient assassin pour se venger du complot dont ont été victimes son père et ses deux frères. Contrairement au premier volet, vous pouvez aller et venir à votre guise dans la ville entre deux missions : l’inspiration GTA n’est jamais très loin, et c’est tant mieux. Pour gonfler la durée de vie, vous pourrez vaquer à diverses occupations, comme dérober de précieux florins à des passants innocents, défendre de jolies voleuses contre d’affreux gardes, faire du shopping…ou retaper une ville fortifiée laissée à l’abandon. Toujours inspiré de GTA, le taux de menace par la maréchaussée pourra augmenter si vous laissez les avis de recherche proliférer, ou si vous oubliez de soudoyer les chanteurs de louanges : une adaptation du monde moderne à la Renaissance fort sympathique. Hormis cela, le jeu est parfois terne et les ennemis pas toujours vifs d’esprit. Si le jeu n’est pas très difficile, il est assez riche et dense pour occuper vos mimines – et vos rétines - pendant quelques dizaines d’heures. Date de sortie : 19 novembre 2009 Disponible sur : PS3, Xbox 360, Nintendo DS
Tales of Symphonia : Dawn of the New World Cette fin d’année, entre autres sorties exceptionnelles, a vu la sortie en Europe d’un nouvel épisode d’un grand classique du jeu de rôle japonais : la suite du très bon Tales of Symphonia, sorti sur Game Cube voilà cinq ans. Ici, les développeurs ont joué franc jeu : nous avons affaire à une vraie suite, c'est-à-dire que beaucoup d’éléments de l’opus précédent ont été repris. Personnages, gameplay, ton des dialogues, patte graphique à la sauce manga animé, structure de l’histoire…tout s’enchaîne naturellement pour celui qui connaît la série. Tant pis pour les autres. Deux ans après la régénération du monde opérée sur Game Cube, les catastrophes s’enchaînent, naturelles et humaines. De plus, le héros du jeu précédent, Lloyd Irving, est soupçonné d’avoir pris part à une purge des plus violentes, dont a été victime entre autres le père du blondinet assez peu charismatique qui vous sert cette fois de personnage principal. Pour ce qui est du cœur du jeu, les combats, le joueur contrôle une nouvelle fois un seul personnage interchangeable, et attaque sans temps mort. La grande nouveauté, c’est la possibilité de s’allier aux ennemis vaincus, dans un genre assez proche d’une franchise bien connue de capture de « monstres de poche » : les bébêtes pourront être nourries afin de gagner en niveaux et en obéissance au leader, et finiront par évoluer avec le temps. Quelques maladresses à signaler toutefois, comme ces loadings trop fréquents, quelques thèmes musicaux en simili-techno faisant franchement tache, ou la Wiimote sous-exploitée sans que l’on puisse utiliser une manette Game Cube. Le reste tient largement la route, et saura faire plaisir aux connaisseurs. Date de sortie : 13 novembre 2009 Disponible sur : Wii
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