Mardi 26 Janvier 2010 - 15:00
Nico Teen Love : l'album de la maturité pour les BB brunes
Le groupe parisien est de retour en Lorraine pour le plaisir de ses fans.
Le 28 janvier prochain, les BB Brunes présenteront à l'Autre Canal leur deuxième album Nico Teen Love. Les quatre membres du groupe y abordent la dépendance sous toutes ses formes : à une personne, à une substance, à l'amour...
Félix, Adrien, Bérald et Karim sortent leur second album Nico Teen Love. ©LPC|Mathieu Zazzo
La Plume Culturelle : Il y a beaucoup plus de ballades et de chansons plus calmes sur cet album. Est-ce une façon de montrer que vous avez grandi, que vous vous êtes assagis ? BB Brunes : C'était une réelle volonté de notre part d'introduire davantage de ballades, de chansons douces. C'est une manière d'assumer le fait qu'on a grandi. De plus, il y a des groupes qu'on apprécie, qui font de très belles ballades. On ne peut pas se contenter de ne faire que du punk, il faut surprendre le public aussi. Cependant, on n'a pas écrit en se disant « il faut qu'on montre à tout le monde qu'on a grandi ». On a envie aussi de montrer d'autres facettes, de se renouveler. Après, nos morceaux, ils sont écrits dans le moment, sans ligne directrice.
LPC : Comment s'est passé l'enregistrement du nouvel album ?
BB : Ce fut assez rapide : on a fait ça en trois semaines. D'abord, on a tout coréalisé avec notre producteur, Antoine Gaillet. Après, on a passé une semaine en Normandie, et ensuite trois à Paris surtout pour travailler les voix. C'est quelque chose qui est beaucoup plus abouti que le premier album. On a pris le temps de s'attarder sur chaque morceau.
LPC : Il y a des chansons sur l'album, que les fans ont déjà pu entendre il y a plus d'un an en concert. C'est un moyen de les tester sur scène avant de les enregistrer ?
BB : L'album a eu du retard, on voulait le commencer plus tôt mais on n'a pas pu. En gros, on disposait de morceaux qu'on voulait vraiment mettre sur l'album même si on les avait depuis longtemps. C'était le cas pour Dynamite. Ça nous a permis de tester pas mal de morceaux sur scène, de voir ce qui plaît au public, de voir les morceaux dans lesquels on prenait du plaisir à jouer, parce qu'on sait qu'après le second album, il y a une tournée qui nous attend. Alors, autant faire des morceaux qui nous plaisent.
LPC : Vous comptez écrire en anglais dans un futur proche ? BB : Oui, on va le faire dès qu'on a le temps, sûrement après la tournée. Depuis quelques années, on en a très envie. C'est un projet qu'on va réaliser rapidement parce que tous les titres sont déjà écrits. D'ailleurs la chanson Lala love you, a d'abord été écrite en anglais, on l’a enregistrée en anglais, et on s’est dit qu’il serait bien de la faire en français. On adore les deux versions, donc on a mis les deux. La version anglaise sera un bonus sur l'édition limitée.
LPC : Pourquoi avoir choisi d'écrire en français quand toutes vos influences sont anglo-saxonnes ? BB : Déjà, on ne parle pas couramment anglais et puis, on prend beaucoup de plaisir à écrire en français, à entendre les mots sonner. C'est plus intéressant, on a accès à plus de vocabulaire. A part Gainsbourg, qui nous a donné envie d'écrire, la culture musicale en France, ça ne nous intéresse pas trop. Mais au niveau de la littérature, de la poésie, on a quand même les meilleurs auteurs. Parallèlement, c'est plus simple de rédiger en anglais, parce que la langue française, il faut que ça sonne. L'anglais c'est la langue musicale par excellence, contrairement à la nôtre, qui râpe.
LPC : C'est stressant de préparer un album quand on se sait attendu ?
BB : Oui, mais ce stress était bénéfique. De toute façon, toute pression est bénéfique quand tu as envie de travailler. Tu te tiens à carreau et t'as envie d'avoir le meilleur résultat. Et du coup, ce second album est beaucoup plus abouti. Le premier était vraiment brut, on ne se posait pas de questions du tout, on enregistrait, on faisait une prise et on la gardait. Là, on a vraiment tout réfléchi en profondeur.
LPC : La scène, c'est ce que vous préférez ?
BB (Adrien, chanteur et guitariste) : Contrairement à beaucoup d'autres artistes, j'apprécie les deux de manière égale. Je trouve super de rechercher des mélodies, d'écrire des paroles pendant des heures et de tout organiser. Je peux vraiment rester des heures en studio.
LPC : Pour votre premier album, on vous avait qualifiés de bébés rockeurs, ça vous avez déplu. Comment vous qualifieriez-vous ?
BB : On est juste des musiciens, des artistes. Les bébés rockeurs c'était un peu péjoratif, un peu diminutif. De toute façon, c'est une manie en France de mettre les gens dans des catégories. Automatiquement, dès qu'un nouveau groupe émerge, on essaie de le qualifier, c'est comme ça, c'est dans la culture française. Alors qu'en Angleterre, il y a des petits jeunes de quinze ans qui montent des groupes et là-bas, ils ne subissent aucune critique.
LPC : Pour le premier album, vous avez revendiqué des influences comme les Clash, les Libertines. Est-ce que de nouvelles influences sont apparues pour ce second opus ?
BB : Bien sûr, en ce moment, on écoute des groupes comme The Last Shadow Puppets, MGMT, The Dandy warhols, Kings of Leon, The Beatles. Les influences du premier album telles que The Clash ou The Strokes sont restées. De toute façon, ce sont des groupes qui influencent toute une vie.
Contact et renseignements : L'autre Canal 54, boulevard d'Austrasie - 54000 Nancy Tel : 03 83 38 44 88 Concert le jeudi 28 janvier 2010 à 20h30. Entrée : 18 euros
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