Mercredi 25 Janvier 2012 - 13:53
Stereostar 69 : la puissance de l’électro pop-rock messin !
Le groupe enchaîne les concerts après la sortie de leur premier album « Ambulance Shotgun »
Après moins de 2 ans d’existence, les trois membres de Stereostar 69 font déjà beaucoup parler d’eux. Mais quelle est la clé d’une telle réussite ? Portrait d’un groupe atypique dont le premier album suscite beaucoup d’intérêt.
Les 3 membres du groupe Stereostar, de gauche vers la droite : Philippe Letullier (bassiste), Mathieu Niedercorn (batteur), Christophe Besch (guitariste, chanteur), à l'occasion de la sortie de leur premier album "Ambulance Shotgun".- © LPC | Alexandre Garcia
Pour comprendre l’origine de Stereostar 69, il faut retourner loin, très loin en arrière. Car si le groupe est relativement récent en soi, Christophe Besch (guitare, chant, piano), Mathieu Niedercorn (batterie, guitare, piano), et Philippe Letullier (basse, chant) se fréquentent en réalité depuis le collège. Des amis d’enfance donc, qui étaient déjà passionnés par la musique. « Je jouais avec une raquette de tennis devant ma glace, et Mathieu battait sur des boîtes de lessive », se souvient avec amusement Christophe, le chanteur. Alors pourquoi avoir attendu si longtemps pour constituer un groupe ? En réalité, c’est que Stereostar 69 n’est pas leur première formation, car deux autres groupes ont déjà existé auparavant avec ces trois membres. Aujourd'hui c’est différent. Plus question pour eux d'emprunter le chemin traditionnel : compositions, répétitions, concerts, pour finir par enregistrer avec une maison de disques. Cette fois, ils feront tout l’inverse, en passant directement par la case studio. En effet, alors que les deux précédents groupes avaient déjà cessé leurs activités, Mathieu Niedercorn prend soudain la décision de refaire sa cave à neuf, et d’y aménager un véritable studio professionnel. Les choses se sont enchaînées ensuite naturellement. Et un beau jour de septembre 2010 est né Stereostar 69 (prononcez Stereostar sixty-nine), empreint de toute la maturité de ses trois membres. A cette époque, ceux-ci décident donc de s’autoproduire sans passer par une maison de disques. « C’est la génération du DIY, Do It Yourself », explique Christophe Besch, estimant « qu’il est plus facile d’acquérir du matériel professionnel qu’auparavant ».
Plus qu’un album, un « concept-album »
C’est dans cette optique que le groupe enregistre son premier album, Ambulance Shotgun, avant même de réaliser le moindre concert. « On voulait créer un produit fini et vraiment complet, avant de commencer à démarcher les labels et autres », ajoute Christophe. Ils mettent à profit cet album pour redéfinir et asseoir leur style, l’électro pop-rock (électro pour les machines, pop pour les mélodies, et rock pour les guitares), influencé par des groupes comme Air, Deus, Awolnation, Ghinzu, ou bien Shakaponk, ainsi que des groupes plus « commerciaux » à l’image de Coldplay ou encore Simple Plan. Avec ce premier album, Stereostar 69 mise également sur un concept original pour séduire le public. En effet cet opus raconte l’histoire d’un tueur à gages américain, la première scène se déroulant dans une discothèque, et la dernière se terminant par un accident de voiture. Une succession d’événements qui s’accélèrent dans une même soirée, à la manière du film de Spike Lee, La 25ème heure. Les musiques installent ainsi plusieurs ambiances qui accompagnent l’histoire, comme au cinéma. Si on peut donc être surpris par la variété des morceaux, certains passages s'avérant plus lourds et d’autres plus légers, presque mélancoliques, on ne peut qu’admirer la perfection avec lesquels ils s’enchaînent, et l’énergie déployée par le groupe à les jouer. Un concept-album plutôt bien réussi en somme, où l’on retrouve les influences de réalisateurs comme Tarantino, Scorsese, ou encore Ferrara, au travers de l’histoire vécue par le personnage.
Un succès d’ores et déjà au rendez-vous
Le public pourra ainsi savourer des titres tels que «Drive Fast », « Thirteen », « Atropine », ou bien « Switch Twenty One ». Beaucoup de titres anglais en réalité, ce qui n’est probablement pas un hasard lorsqu'on sait que Christophe Besch, le chanteur, est également professeur d’anglais. Car les membres du groupe ne vivent pas encore de leur musique. « Ce n’est pas ce qu’on recherche, pour l’instant », confie Christophe, ajoutant : « qui vivra verra… on a le temps de voir venir. » De toute façon, leurs emplois ne constituent pas un frein à leur carrière, ce serait même plutôt un atout. En effet Mathieu Niedercorn, le batteur, est également professeur, de chimie cette fois. Il s’occupe donc de toute la partie technique, tandis que Philippe Letullier, directeur artistique en agence de communication, réalise toute la partie graphique, la pochette de l’album entre autres. Ce premier opus s’annonce donc comme un véritable succès, car si le groupe n’a pas encore de label officiel, il distribue déjà ses musiques sur un certain nombre de plateformes de téléchargement, comme iTunes, Amazon, VirginMega, Beezik, Akamusic, Fnac, et plusieurs de leurs titres sont diffusés sur des radios FM ou des webradios. Un groupe destiné à un bel avenir, d’autant que le chanteur affirme – modestement - avoir déjà reçu des retours positifs des cinq continents ! On ne peut qu’attendre avec impatience la sortie d’un deuxième album, et suivre le groupe de près. Après un superbe et premier concert le 21 janvier au Code B’Art de Metz, où le public était bel et bien au rendez-vous, d’autres dates sont déjà prévues dans les mois à venir, notamment la première partie de Claire Denamur aux Trinitaires en avril et celle de Puggy à l’Autre Canal en novembre. Et peut-être qu’un jour, on l’espère, ce seront eux les têtes d’affiche.
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